Dis-toi que je t’aimais.

Quand ton visage me souriait
Le matin bien avant l’aube
Et que ta tête ne désirait
Que s’abriter sur mon épaule
Pendant que ton regard me fixait
Dans la citadelle de mes rêves,
Dis-toi que je t’aimais.
Quand tes mains hésitantes
Me recouvraient d’ombre et de ciel
Quand tes lèvres enivrantes
M’embrasaient d’étincelles
Et que ma fougue renaissante
Saluait l’arc-en-ciel,
Dis-toi que je t’aimais
Quand tes larmes perlaient
Sur tes joues assombries,
Quand tes yeux ne voulaient
Que passer la nuit
Quand nos corps emmêlés
Reposaient épuisés,
Dis-toi que je t’aimais.
Nos querelles anodines
Nos retrouvailles sublimes
Dans le jardin nous marchions
Au même diapason,
Main dans la main
Là où nous menait le vent,
Dis-toi que je t’aimais.
Jean-Maurice Chaput
(Cocolico) juillet 2003