Un ange de feu

Un ange de feu, un ange de colère
Aux yeux lumineux du rouge de l’enfer
Est descendu des cieux, perdant la guerre
Qui l’opposa à Dieu, son céleste Père.
L’ange déchu se retrouva confiné sur la terre
Dans un monde inconnu qui sera son univers
Pour avoir voulu, être plus grand que son Père
Il n’eut pas le dessus, commença sa misère.
IL était le plus grand de tous les anges du ciel
De tous le favoris même aux yeux de l’éternel
La beauté lui fut donnée autant à lui qu’à Gabriel
Mais la jalousie prit le dessus le rendant démentiel.
Il perdit la face, il perdit l’esprit
Aux yeux de Dieu, il perdit bien plus
Le droit de rester, le droit d’être assis
Au côté de celui qui lui donna la vie.
Avec ses alliés qui choisirent son parti
Ils furent chassés à jamais du paradis
Pour l’éternité n’auront plus ce souci
La laideur sera le lot de leur vile félonie.
Ils quittèrent les lieux, ils quittèrent les cieux
Pour ne plus jamais revenir en arrière
Se jurant bien de venger cet affront,
il s’en prendra à ceux qui lui vouent dévotion
Ainsi commença une nouvelle guerre qui n’aura de fin qu’à la fin des temps
En attendant que se règle le dilemme l’homme paiera,
Tribut aux démons.
Puis viendra le moment libérateur où Dieu rappellera à lui toutes les âmes
Dans la balance seront mesurées les actions qui donneront à chacun sa juste
récompense.
Sa bonté sera si grande que nul ne souffrira dans les enfers
Mais connaîtra la joie immense du pardon régénérateur
Ainsi il est écrit, ainsi sera accompli la volonté du Créateur.

Jean-Maurice Chaput
(Cocolico) décembre 2002