Maîtresse!
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Mes mains câlinent
Sur de tendres morsures
Attisent les plaisirs sublimes
De nos jeux de luxure;
Je te sens si féline
Dans chacune de tes blessures,
Toi la maîtresse divine
De nos nuits d’aventures.
Je joue incognito
Un morceau avec doigté,
Une gamme sur ton dos
Chaque note à ma portée;
Fait monter le crescendo
De nos corps endiablés
Qui se livrent de facto
Au diapason du guerrier.
Me voilà à tes côtés
Nu et repu
Le souffle court, fatigué
Mon cœur lui, n’en peut plus;
Car nos corps vannés
Par nos élans décousus,
Ne désirent que sombrer
Dans des rêves ingénus.
Maîtresse, ma savoureuse
Ma tendre amie,
Je te laisse un peu rêveuse
Profondément endormie;
Je te sens si fiévreuse
Sous les draps du lit
Nos nuits trop sulfureuses,
Les causes de nos délits.
Maîtresse je ne peux rester
Plus longtemps à tes côtés,
Je me faufile en douce
Pour ne pas te réveiller;
Je reprends la route
Il est tard, je dois rentrer,
Il faut que je me pousse
J’ai trop peur de m’attacher.
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Jean-Maurice Chaput
(Cocolico) Janvier 2003