Trop pour rien




J’ai gravi des montagnes
Creusé des mausolées,
À la recherche de mon âme
De mon cœur asséché.

J’ai transpercé les nuages
Crevé la voix lactée,
Laissant couler les orages
Sur mon être naufragé.

Je m’éveille a bout d’âge
Maudissant la sénilité,
De me retenir au coffrage,
À mes vieilles années.

Le corps a souffert
D’abondantes intempéries
Et le peu qu’il espère
Reposer, dans un nid ;

Où les anges des songes
Sauront me réconforter,
De l’errance prochaine
Qui viendra me hanter.

 



 

Jean-Maurice Chaput
(Cocolico) septembre 2003

 



 

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