Possession!

Je pense à toi, souvent de toi
De l’aube au crépuscule
Dans mon cœur tu fais la fête
Partout je te vois!
Triste ou gai, jour et nuit
Tu envahis mon esprit
Et mon cœur en émoi
Ne bat plus que pour toi!
Quand tu n’es pas là
Je m’attriste, je m’ennuie
Alors je sors, je marche, j’oublie
Sur moi je me replie!
J’erre ça et là, sans but, sans patrie
Sans idée, sans vie
Un chemin, une allée, un sens sans direction
Rien de précis!
Sur ce chemin, une maison, des fleurs
Un nuage, une image, ton visage
Il me sourit, me ravit, me séduit
Me réjouit!
Je t’imagine, j’impatiente et je compte
Les jours, les heures, les minutes, chaque seconde
Qui me sépare de toi
Mon amour, mon amie, ma chérie!
Sans crier garde tu t’es nichée dans mes pensées
Dans mon univers bousculé tu as fait ton nid
Un feu s’est allumé, m’enflamme et me brûle
Me consume et me tue, attisé pour l’éternité!
Un feu ardent, brûlant du désir, t’invitant à venir
Vers moi, près de moi, dans mes bras, te blottir
Te goûter, te caresser, t’embrasser, te sentir
Te parler, te chérir!
Tout mon corps s’est embrasé
Tout mon être s’est déchiré
Quand tes lèvres m’ont embrassé
Quand nos mains se sont retrouvées
Quand nos corps se sont donnés
Quand nos vies se sont croisées.
Je remercie le destin qui t’a mise sur mon chemin
Je maudis le sort qui m’éloigne de toi
Toi qui es à la fois si près
À la fois si loin!
Comme la graine que l’on met en terre
La vie de nouveau rejaillit
Tous mes sens sont en éveil, plus rien n’a son pareil
Le rouge est plus bleu, les verts sont radieux
Mon imaginaire explose
Je suis heureux!
Un monde de rêves féerique au mil et une fantaisies
Des jardins aux fleurs magiques, de lumières écarlates
D’imageries et d’artifices remontent à mon esprit
Rivalisent à ta beauté
Une fête sans fin rien que pour nous deux!
Un monde dont tu fais partie
Un secret qui nous lie
Maintenant, pour toujours et à jamais!

Jean-Maurice Chaput
(Cocolico) décembre 2002