Je n’avais pas vu.

Je n’avais pas vu dans tes yeux
L’amour que tu me portais,
Je n’avais pas vu, c’est curieux
L’aveugle était muet.
Je les croyais innocent nos jeux
Ne sachant que tu m’aimais,
Ton cœur battait pour deux
Le mien lui, l’ignorait.
Tu étais pourtant malheureuse
Chaque fois, tu te taisais,
De toi je n’étais pas amoureux
Au moins tu le savais;
Je n’espérais rien pour nous deux
Ton amitié me suffisait,
Ta présence m’était précieuse
C’était plus que je n’espérais.
Je te confiais mes secrets.
Mes pensées les plus intimes,
Sur ton cœur tu les prenais
Chassant même la déprime;
Ta main jouait dans mes cheveux
Doucement tu me disais,
Que j’avais le droit d’être heureux
Mais toi, souvent tu pleurais.
Ton amour était silence
En toi mordait la blessure,
Le désir était souffrance
Ma présence était brûlure;
Mon cœur par ignorance,
La source de tes tortures,
Ils n’étaient pas sans importance
Ton amour était si pur.
Je n’avais pas vu dans tes yeux
Combien tu m’aimais,
Je n’avais pas vu pauvre malheureux
Le mal que je te faisais;
Restes avec moi si tu peux
Un jour je te promets,
Viendront des jours heureux
Avec moi si tu voulais.

Jean-Maurice Chaput
(Cocolico) août 2003