Maudite politique!



Une prison de verre ou une cage dorée
Du pareil au même, on est tous prisonniers.
Hors de ses murs, les chaînes ne sont pas brisées
Elles vous maintiennent les chiennes, aux fers des opprimés.

À tous ces faux idéaux que l’on voulait siennes
Ceux de la société, de nos vassaux couronnés
Qui nous déclarent être libre de faire ce que l’on aime
Mais nous imposent les limites de nos libertés.

Le serviteur soudain devient le maître, le valet se prend pour un roi,
Ils veulent tous notre bien-être, s’appropriant même nos textes de lois.
En plus il nous faut les satisfaire, ne jamais critiquer leur choix
Car si jamais on osait le faire, attention! Ils nous déclareraient hors-la-loi.

Les césars sont légions dans le monde des servants
Ils affectionnent l’odeur du pouvoir, encore bien plus, celle de l’argent.
Et nous pauvres demeurés, qui souhaitons voir des changements,
Restons les bras croisés, en attendant le bon moment.

Ils sont debout, on doit s’asseoir
On est perdant dans tous les sens
Ils ont le gros bout du pouvoir.
On a rarement droit à une seconde chance.

Elisez-moi pour un terme! Essayez-moi vous verrez !
Si je ne fais pas votre affaire, vous pourrez toujours me changer.
Je prendrai soin de vos biens vous pouvez y compter!
Et en échange d’une poignée de main, on se laisse embobiner.

Ils prennent bien soin de nos sous, osant même nous surtaxer
Pendant que la peuplade à genoux n’a plus rien à manger.
Changer pour pire! Changer pourquoi! Du pareil au même, tous des rats!
Et ils reviennent se pavaner, demandant un autre mandat.

Voyez ce que nous avons réalisé
Pour votre bien-être et votre santé
Paroles d’évangile que vous regretterez aussitôt.
Nous prennent-ils vraiment pour des idiots?

Peut-être sommes-nous des imbéciles?
Ils savent très bien trouver les mots qu’il faut.
Pour faire plaisir à nos vieux séniles
Ils indexent les pensions et les frais d’hôpitaux.

Ils monteront aux barricades nous parler de leurs rivaux
Se vanteront de leur plumage et de leurs grands idéaux
Un seul objectif en tête gagner les prochains suffrages
Pour cela compteront sur les bêtes qui auront atteint l’âge.

Ils nous prennent pour des caves sûrement pas pour des égaux
Lorsque la populace s’assemble pour manifester
Vite la police sur place et les grosses matraques pour nous menacer
Et si la masse se fait trop grande, ils sortent les canons à eaux.

Mais le pouvoir corrompt les cœurs, aussi bien les hommes que l’acier
Ils s’attachent à leur petit bonheur en nous privant de nos libertés,
Celles de penser comme celles d’agir car ils seront là pour nous rappeler
Que les lois sont là d’abord pour servir, nul besoin de les contester.

Dépités par nos députés, trahis par nos élus
Cherchons appui dans d’autres avenus,
Laissons nos politiciens véreux
Bien assis sur leur trou-du-cul.



Jean-Maurice Chaput
(Cocolico) juin 2003







 

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